Un client ouvre son téléphone pour comparer deux produits. Demain, il pourrait laisser un assistant IA chercher les offres, vérifier les conditions, proposer un choix et effectuer une partie de la démarche. Pour une petite entreprise, la question n’est pas de prédire la disparition des applications. Elle est plus concrète : votre offre est-elle assez claire pour être comprise par un client… et par son assistant ?
Ce que l’étude Ericsson mesure réellement
Le terme « agentique » désigne une IA capable d’enchaîner des actions pour atteindre un objectif. Elle ne se limite plus à répondre. Elle peut, sous le contrôle de l’utilisateur, coordonner un rendez-vous, comparer des produits, superviser un achat récurrent ou suivre certaines informations de santé.
Ces chiffres décrivent des déclarations et des attentes, pas une certitude sur les usages de 2030. Ils donnent cependant une direction utile : une part croissante du parcours client pourrait être réalisée par un intermédiaire logiciel.
Pourquoi le parcours client doit devenir plus lisible
Le premier chantier n’est donc pas d’acheter un nouvel outil. Il consiste à remettre d’aplomb l’information déjà publiée. Une fiche produit incomplète, un tarif ancien ou une politique de retour introuvable créent aujourd’hui de la friction pour le client. Demain, ils pourront aussi empêcher un assistant de comparer correctement.
Un test simple pour une TPE-PME
Choisissez cinq offres importantes et vérifiez-les depuis un smartphone. Pour chacune, une personne extérieure doit pouvoir trouver en moins d’une minute :
- ce qui est vendu et à qui cela s’adresse ;
- le prix ou la méthode pour obtenir un devis ;
- la disponibilité, le délai et le lieu de réalisation ;
- les principales conditions de vente, d’annulation ou de retour ;
- l’action suivante : réserver, acheter, appeler ou demander un devis.
Préparer l’entreprise sans automatiser trop vite
Commencez par un usage étroit. Un hôtel peut permettre de vérifier les disponibilités et les conditions avant une réservation. Un commerce peut rendre son stock et ses variantes plus faciles à interpréter. Un prestataire peut structurer ses offres et préciser les informations nécessaires à un devis.
Mesurez ensuite ce qui compte : demandes abouties, erreurs de prix ou de stock, temps de réponse, abandons et corrections manuelles. Une automatisation qui multiplie les reprises ne fait pas gagner du temps.
Garder la confiance au centre du dispositif
Les assistants capables d’agir créent aussi de nouveaux risques : commande mal interprétée, identité incertaine, autorisation trop large ou enchaînement d’actions non souhaité. Une règle pratique aide à décider : plus l’action engage de l’argent, des données sensibles ou un droit, plus le contrôle humain doit être visible.
La première action à mener cette semaine
L’IA agentique ne rendra pas tous les achats autonomes en quelques mois. Mais elle rappelle une exigence immédiate : une offre claire, fiable et facile à actionner gagne déjà aujourd’hui.
Vous souhaitez identifier les parcours qui méritent d’être simplifiés ou automatisés dans votre entreprise ? Un diagnostic court permet de distinguer les gains possibles des risques à encadrer.
Sources
- Ericsson ConsumerLab, « An agentic life », septembre 2026.
- Ericsson, communiqué présentant l’étude ConsumerLab, 17 septembre 2026.
- Comarketing-News, « L’IA va aussi changer notre rapport au smartphone », 29 septembre 2026.
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